Coty Inc. traverse une zone de turbulence olfactive. Le géant des parfums et cosmétiques vient d’annoncer une chute de ses ventes, provoquant un plongeon de 12 % de son action après la clôture des marchés. Depuis le début de l’année, le titre a déjà perdu 30 % de sa valeur, un contraste saisissant avec le S&P 500 qui affiche fièrement +8,7 %. Bref, le parfum de succès semble s’être volatilisé.
Pour le trimestre en cours, Coty prévoit une baisse de ses ventes comparables de 6 à 8 %, là où les économistes tablaient sur un timide -2,6 %. Les détaillants, eux, jouent la prudence : ils écoulent leurs stocks et multiplient les promotions, alors que les consommateurs, de leur côté, serrent la ceinture.
Nous ne jouons pas à ce jeu
assure Laurent Mercier, directeur financier, promettant une discipline rigoureuse dans les rabais et un développement stratégique de formats plus petits pour séduire les acheteurs sans dévaloriser les marques.
Malgré ce ciel nuageux, Coty garde quelques rayons de soleil. Les parfums de prestige, Gucci et Burberry en tête, connaissent déjà une légère reprise aux États-Unis, avec une croissance de 13 % en juillet, contre 8 % pour le marché. Le nouveau parfum Boss Bottled Beyond semble même décidé à détrôner Burberry Goddess, star de l’an dernier.
Le groupe se prépare également à des mouvements stratégiques : ventes possibles de ses marques haut de gamme à Interparfums Inc., cessions des cosmétiques Covergirl et Rimmel ou des parfums Adidas et Nautica… Bref, Coty joue la carte du ménage de printemps pour retrouver ses fragrances de gloire. Reste à voir si ce vent de renouveau suffira à chasser le brouillard économique qui plane sur le secteur.





