On pensait Paul Thomas Anderson encore en digestion de sa pizza nostalgique (Licorice Pizza, 2021). Erreur. Le voilà de retour, armé jusqu’aux dents, avec Une bataille après l’autre, un film où même les scènes de famille ressemblent à des règlements de comptes. En salles depuis le 24 septembre, le cinéaste passe de la romance sucrée au carnage salé.
Le trailer en donnait déjà un avant-goût : sept secondes de mitrailleuse, chrono en main. On imagine difficilement PTA en train de dire “action” sans sourire en coin. Le résultat ? Un casting où Leonardo DiCaprio découvre que la parentalité peut être encore plus épuisante qu’un commando révolutionnaire, Sean Penn ressuscite en méchant des années 1990 (cigare invisible inclus), et Benicio del Toro… eh bien, reste Benicio del Toro, c’est-à-dire imprévisible et magnétique.
Mais la vraie surprise vient d’un duo mère-fille infernal. Teyana Taylor, enceinte et armée, ouvre le bal comme si John Wick avait eu des envies de maternité. Quelques années plus tard, sa fille, incarnée par Chase Infiniti, prouve que l’héritage ne passe pas seulement par l’ADN, mais aussi par le calibre. Cela donne des scènes de fusillades qui feraient rougir Tarantino, le tout emballé dans une fable familiale aussi tendre qu’explosive.

Entre les balles qui sifflent et les regards qui tuent, Paul Thomas Anderson signe un film qui ne ressemble qu’à lui : trop déjanté pour être du simple blockbuster, trop nerveux pour se ranger dans l’auteur intimiste. Bref, une bataille après l’autre, mais sûrement pas la dernière.
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