Debbie Harry, l’icône punk-pop, muse de Warhol et cauchemar capillaire de Patti Smith, s’apprête à revenir sous les projecteurs. Et pas n’importe comment : c’est Charlotte Wells, la réalisatrice du sublime Aftersun, qui s’attaque à son mythe.
Debbie Harry a fêté ses 80 ans, et visiblement la rockeuse n’a rien perdu de son flair. Dans une interview au Sunday Times, elle balance qu’un biopic et un documentaire sur sa vie sont dans les tuyaux. Et elle a déjà sa candidate idéale pour l’incarner :
Si c’était quelqu’un comme Florence Pugh, je serais au paradis.
Une phrase qui résume assez bien Debbie Harry : mi-déesse punk, mi-grande gueule céleste. Et franchement, Florence Pugh, la boule de feu capable de passer de Midsommar à Dune 2, a tout pour enfiler la mini-jupe vinyle et les boots du CBGB sans trembler.

Blondie, l’art de transformer la rage en pop
Avant de devenir l’icône que Warhol dessinait et que Madonna copiait (sans l’avouer), Debbie Harry était Angela Trimble, fille adoptive d’un couple du New Jersey qui rêvait de Marilyn Monroe. Elle chante du folk, rencontre Chris Stein, et hop : Blondie est né.
Résultat ? Des hits taillés pour les dancefloors et la postérité : Call Me, Heart of Glass, Atomic. Blondie devient l’un des rares groupes capables de plaire à la fois aux punks, aux poppeux et aux fétichistes de la laque.
Et comme le disait Iggy Pop (toujours lucide entre deux torses nus) :
Pouvez-vous me citer un seul groupe américain qui a influencé la scène pop comme Blondie ?
Quand Debbie croise Ted Bundy (vraiment)
Si le biopic ne contient pas cette scène, c’est qu’on nous aura menti : un soir, alors qu’elle tente de rentrer chez elle après le service, Debbie Harry monte dans la voiture d’un inconnu. Pas de poignées intérieures, vitres teintées, odeur suspecte… Elle s’échappe de justesse. Des années plus tard, elle reconnaît son conducteur à la télévision : Ted Bundy.
La morale ? Même les rock stars ont besoin de flair. Et d’un bon ange gardien.

New York, 1970 : sexe, sons et silences radio
Imaginez : Lower Manhattan, les néons du CBGB, les Ramones, Patti Smith qui tire sur sa clope en lançant à Debbie Harry qu’il n’y a “pas de place pour deux blondes sur scène”. Ambiance. Debbie s’en fout, elle continue, micro en main et sourire carnassier.
Blondie devient culte. Puis mondial. Puis éternel.
Et Madonna, quelque part dans le Midwest, note soigneusement la leçon : provocante, libre, blonde. La formule magique.
Charlotte Wells + Debbie Harry = un cocktail explosif
Charlotte Wells, 38 ans, celle qui nous a fait pleurer avec Aftersun, s’attaque donc à une femme qui a survécu à la drogue, aux médias, à l’ego des rockeurs.
On imagine déjà une caméra tremblante, un riff de guitare qui grésille et un travelling sur les rues crades de Manhattan. Et, au centre, Florence Pugh, blonde platine et insolente, en train de redéfinir la liberté à sa manière.
Pas encore de date, mais déjà une promesse
Le biopic n’a ni titre, ni bande-annonce, ni date. Mais il a un mythe, une réalisatrice en or et une actrice potentielle qui flambe. Et c’est déjà suffisant pour faire frémir la pop culture.
Alors en attendant, on se repasse Heart of Glass en boucle, on sort le gloss et la veste en cuir. Parce que Debbie Harry, c’est un rappel à l’ordre : la vraie rock star, c’est celle qui continue de faire du bruit, même quarante ans après le silence.





