À peine a-t-il posé ses bagages au siège parisien de Kering, que Luca de Meo semble vouloir réécrire les règles du jeu. L’ancien patron de Renault, célèbre pour ses virages stratégiques, n’a pas attendu le plan officiel de 2026 pour commencer à déplacer les pions. Et visiblement, il aime les coups rapides.
Selon WWD et Miss Tweed, c’est Francesca Bellettini, ex-patronne de Saint Laurent et actuelle directrice générale adjointe du groupe, qui pourrait prendre la barre de Gucci. Un rôle colossal : Gucci représente près de 40 % du chiffre d’affaires de Kering au premier semestre 2025. Autrement dit, si Gucci tousse, tout le groupe s’enrhume.
Si cette nomination se confirme, Stefano Cantino, qui n’aura tenu le gouvernail de la maison romaine que neuf mois, pourrait se retrouver sur le quai. Une rotation éclair qui en dit long sur le rythme imposé par Luca De Meo : ici, on ne fait pas de pause-café.
Une star du groupe qui revient aux sources
Pour Francesca Bellettini, ce changement serait un retour aux sources. Entrée chez Gucci en 2003, passée par Bottega Veneta et ayant transformé Saint Laurent en success story aux côtés d’Anthony Vaccarello, elle connaît la maison sur le bout des doigts. On parie qu’elle n’aura pas besoin de GPS pour remettre Gucci sur les rails.

Le comité de direction revisité
Dans cette partie d’échecs du luxe, Jean-Marc Duplaix reste directeur général adjoint chargé des opérations, tandis que François-Henri Pinault conserve son rôle de président du conseil d’administration. Une gouvernance resserrée pour piloter un groupe où chaque mouvement compte.
La rentrée du luxe façon De Meo
Entre ajustements stratégiques et urgence de résultats, Kering affiche sa volonté de secouer ses marques. Luca de Meo ne semble pas là pour prendre le thé, mais pour remettre le luxe français en mode accéléré. Et si certains craignaient que Gucci s’endorme, ils risquent de devoir revoir leur montre : ici, le temps, c’est de l’or… et du cuir.





