Changement de pilote chez Kering. À l’assemblée générale du groupe, Luca de Meo, ancien chef du volant chez Renault, s’est présenté devant les actionnaires avec des promesses claires… mais pas encore de GPS pour la route à venir.
François-Henri Pinault, qui laisse après vingt ans les clés du bolide de luxe qu’il a mené avec une main de maître, est resté président du conseil d’administration. L’homme n’a pas caché son émotion : passer le flambeau, c’est toujours un moment chargé de nostalgie.
J’avais en tête le moment où mon père avait transmis les rênes
a-t-il rappelé, saluant la séparation des rôles de président et de directeur général, applaudi par une assemblée aux sourires rassurés.
Pour l’instant, Luca de Meo reste discret sur le plan stratégique qui doit, selon lui, émerger début 2026. Mais l’Italien n’est pas venu pour bavarder : réduction de la dette, rationalisation des marques, réorganisation interne… Il a sorti le grand jeu de mots incisifs.
Nous serons rapides, efficaces et décisifs
a-t-il assuré, laissant entendre que le groupe allait connaître quelques turbulences… mais pour mieux décoller ensuite.
Le message est clair : préparez-vous à travailler, chers collaborateurs, et soyez prêts à faire confiance, chers actionnaires. Pour le reste, patience : « Laissez-moi commencer lundi », répète-t-il à qui veut l’entendre.
Une AG sous contrôle
Entre deux questions sur sa rémunération et les limites d’âge relevées pour les dirigeants, les actionnaires ont voté presque à l’unanimité toutes les résolutions. Une standing ovation tacite pour le nouveau directeur général, qui peut désormais enfiler son costume de pilote en chef.
Kering démarre donc un nouveau chapitre, avec un pilote qui aime les virages serrés et les accélérations contrôlées. Reste à voir si le moteur du groupe ronronnera ou rugira sous sa conduite.





