Anna Wintour range ses lunettes noires et son carré presque tranchant après 37 ans de règne. Derrière elle, un trône pour tweed et talons aiguilles reste vacant. Chez Condé Nast, la chasse à la nouvelle papesse de la mode est lancée, et un nom, à la fois familier et intrigant, se détache : Chloe Malle.
Fille du réalisateur français Louis Malle et de l’actrice américaine Candice Bergen, Chloe Malle a grandi entre le glamour hollywoodien et le charme discret du sud-ouest français. Une enfance rythmée par les étés au château Le Coual, dans le Lot, et par les hivers new-yorkais. Elle n’avait que dix ans lorsqu’elle a perdu son père, mais a hérité de lui un nom qui résonne encore dans les cercles culturels.
Diplômée en littérature après un passage par la Sorbonne et l’université de Brown, Chloe Malle n’était pas destinée à la mode. Elle-même l’a reconnu : la mode n’était pas un centre d’intérêt particulier. Pourtant, depuis son arrivée chez Vogue en 2011 pour gérer les réseaux sociaux, elle a gravi les échelons, édité les pages du magazine, piloté son site et animé le podcast « The Run-Through ». Au fil des ans, elle a su imposer une voix singulière dans un univers souvent saturé d’images.

Un trio de prétendantes
À l’heure actuelle, Chloe Malle partagerait la liste finale des candidates avec Nicole Phelps (Vogue Runway) et Eva Chen, influenceuse et directrice mode chez Instagram. Les « derniers entretiens » sont en cours, et l’annonce officielle devrait intervenir avant le coup d’envoi de la Fashion Week de New York, le 11 septembre.
Qu’elle décroche ou non le fauteuil d’Anna Wintour, Chloe Malle incarne un profil rare : une héritière de nom, oui, mais qui a bâti sa place au cœur d’un empire médiatique à coups d’articles, de podcasts et d’un style qui ne copie personne.





