Du 21 au 24 mai, il va flotter sous la verrière du Grand Palais un parfum très particulier : celui d’un palace qui descend de son piédestal pour jouer des coudes avec la cuisine. Cette année, l’iconique Hôtel de Crillon, A Rosewood Hotel sera le seul palace représenté à Taste of Paris 2026. Et pour l’occasion, il ne vient pas avec des pincettes.
Aux commandes : Paul Pairet, électron libre de la gastronomie, chef globe-trotteur et cerveau gourmand derrière Nonos. Son terrain de jeu habituel ? La place de la Concorde. Son nouveau spot pour quatre jours ? La nef du Grand Palais, transformée en gigantesque restaurant éphémère où les chefs cuisinent presque sous les yeux des visiteurs.
Le contraste promet déjà le spectacle. D’un côté, l’élégance feutrée du Crillon, héritier des rêves architecturaux de Louis XV ; de l’autre, l’ambiance bouillonnante de Taste of Paris, ses masterclass, ses dégustations et ses foodies armés de smartphones et d’appétit. Entre les deux, Paul Pairet fait exactement ce qu’il sait faire de mieux, c’est-à-dire casser les codes sans jamais casser le goût.

Avec Nonos, le chef défend depuis plusieurs années une vision joyeuse du grill à la française. Comprendre une cuisine généreuse, lisible, ultra-technique sans avoir l’air d’y toucher. Une gastronomie qui préfère le plaisir immédiat à la démonstration compliquée. Et à Taste of Paris, il compte bien transformer cette philosophie en machine à saliver.
Au menu, des créations signatures pensées comme des petites bombes de gourmandise :
La “Conserve Minute de Poulpe à l’Américaine”, proposée en édition limitée, joue la Méditerranée en version chic : poulpe fondant, tomates cerises, basilic, ail, huile d’olive et focaccia moelleuse pour saucer sans culpabilité.

L’“Œuf Mimosa Mama” arrive avec thon, anchois et tuile croustillante, histoire de rappeler qu’un classique de bistrot peut encore avoir du panache quand il passe entre les mains de Paul Pairet.

L’“Avocat Cantine Moutarde-Soja” transforme un produit simple en exercice d’équilibre entre douceur, rondeur et umami maîtrisé.

Et puis il y a la “Brochette de Cochon Feuilleton”, probablement la plus addictive de la bande. Viande découpée en fines lamelles, grillée juste ce qu’il faut, servie avec une purée ultra-onctueuse. Une proposition qui emprunte autant à la street food qu’à la haute cuisine – le genre d’assiette capable de réconcilier les amateurs de palace et les amoureux de sandwich dégoulinant.

Cerise sur la focaccia, Paul Pairet sera présent à chaque service. Une rareté dans ce type d’événement, où les chefs stars apparaissent parfois aussi vite qu’une cuisson minute.
Pendant quatre jours, le Crillon quitte donc ses ors pour venir jouer au contact du public. Et dans un festival où l’on picore souvent à toute vitesse, Nonos pourrait bien réussir l’exploit ultime : faire patienter les visiteurs dans une longue file d’attente… avec le sourire.




