Certains collectionnent les tampons sur leur passeport, d’autres les ouvertures de boutiques spectaculaires. Louis Vuitton appartient clairement à la seconde catégorie. La maison française poursuit son expansion internationale avec une stratégie bien rodée : transformer chaque point de vente en destination à part entière.
À Londres, Louis Vuitton vient de rouvrir son espace féminin au sein de l’étage Superbrands de Harrods après une rénovation complète. Mais parler de « corner » serait presque offensant. Dans cet univers où les marques occupent des surfaces dignes de véritables flagships, la maison française a conçu un écrin qui ressemble davantage à une boutique indépendante qu’à un simple espace au sein d’un grand magasin.
Pour célébrer cette réouverture, Louis Vuitton a choisi de jouer la carte de l’exclusivité. Les clientes britanniques peuvent découvrir en avant-première la collection de prêt-à-porter Gold Mine, accompagnée d’un sac Capucines East-West Mini en cuir gris perle proposé en pièce unique. Une pyramide rigide peinte à la main ainsi qu’un modèle spécialement décoré aux couleurs de Londres complètent cette offre réservée aux visiteurs du grand magasin.

Quand l’Art déco rencontre les malles Vuitton
Le nouvel espace revendique une ambition claire : réunir l’intégralité de l’univers féminin de Louis Vuitton sous un même toit. Maroquinerie, chaussures, prêt-à-porter, accessoires, montres, haute joaillerie et parfums cohabitent dans un décor pensé comme un hommage croisé entre l’héritage de Harrods et celui de la maison française.
Le résultat ? Une rencontre élégante entre influences édouardiennes et références Art déco. Moulures raffinées, panneaux dorés, boiseries courbes et plafonds voûtés composent un décor qui semble raconter une histoire de luxe britannique avec un accent parisien.
Le parcours client relève presque de la visite muséale. Dès l’entrée, un spectaculaire plafond attire le regard tandis que les visiteurs déambulent entre appliques en verre de Murano, mobilier signé Philippe Hurel, table vintage de Franco Albini et œuvres d’art soigneusement sélectionnées. Les pièces privatisables, destinées à la clientèle la plus exigeante, accueillent quant à elles des créations de Peter Seal et Lilly Borraz dans une atmosphère volontairement feutrée.
Partout, objets d’archives, pièces artisanales et mobilier contemporain dialoguent avec des créations de designers et artistes britanniques. Une manière pour Louis Vuitton de rappeler qu’il ne vend pas seulement des produits, mais aussi un certain art de vivre.

Vancouver : cap sur le Pacifique
Pendant ce temps, à plus de 7 500 kilomètres de Londres, la maison poursuit son offensive sur le marché nord-américain. Louis Vuitton vient d’inaugurer sa onzième boutique canadienne à Vancouver, au sein du tout nouveau complexe commercial Oakridge Park.
Là encore, l’ambition est totale. Le magasin rassemble l’ensemble des catégories de la marque pour homme et femme, de la maroquinerie aux parfums en passant par le prêt-à-porter, les montres et la joaillerie.
La façade, particulièrement spectaculaire, donne le ton. Habillée de pierre et décorée d’un immense motif floral découpé dans les dalles, elle s’inspire à la fois de l’esthétique de Louis Vuitton et de l’architecture contemporaine du projet Oakridge Park. De larges baies vitrées et des éléments métalliques ajourés permettent d’apercevoir l’intérieur avant même d’avoir franchi le seuil.

Le luxe à l’heure vancouvéroise
À l’intérieur, la boutique adopte une organisation distincte entre les univers masculin et féminin. D’un côté, l’esprit voyage cher à la maison ; de l’autre, les collections féminines, les montres et la joaillerie.
Mais ce qui distingue particulièrement cette adresse, c’est son ancrage local assumé. Louis Vuitton a fait appel à plusieurs artistes et designers de Vancouver pour enrichir son décor. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir des œuvres d’Isadora Capraro, Jean Pierre Hirel ou Éric Valli, tandis que le designer local Jay Miron signe une partie du mobilier. Des installations spécialement créées par Daniel Klewer et le studio Origins viennent renforcer ce dialogue entre la maison française et la métropole canadienne.
L’offre commerciale a également été adaptée au mode de vie de la côte ouest canadienne. Les iconiques sacs et bagages de la marque côtoient les dernières collections imaginées par Nicolas Ghesquière pour les femmes et Pharrell Williams pour les hommes, avec un accent particulier sur les lignes Croisière, Pré-automne et les nouveautés saisonnières.
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