Un petit vent de révolution souffle sur la place de la Concorde. Derrière les façades de l’Hôtel de Crillon, temple du luxe à la française et témoin privilégié de plusieurs siècles d’histoire, un nouveau chef s’apprête à écrire un chapitre inédit. Son nom : Alan Taudon.
Depuis le 1er juin, le chef doublement étoilé a officiellement pris les commandes des cuisines du palace parisien. Une arrivée qui ne ressemble pas à un simple changement de garde derrière les fourneaux, mais plutôt à l’ouverture d’une nouvelle saison pour cette institution où l’art de vivre se décline aussi bien dans les salons historiques que dans les assiettes.
Car au Crillon, rien n’est jamais tout à fait ordinaire. Né d’un rêve royal sous l’impulsion de Louis XV, l’ancien palais cultive depuis toujours un goût certain pour la métamorphose. Entre patrimoine classé, design contemporain et suites imaginées par Karl Lagerfeld, le lieu excelle dans l’art de conjuguer les siècles sans jamais prendre un coup de vieux.
Et c’est précisément ce dialogue qu’Alan Taudon entend poursuivre. Formé auprès des grands noms de la gastronomie, le chef s’est forgé une réputation grâce à une cuisine lisible, précise et sensible, où les produits de saison parlent plus fort que les artifices. Chez lui, les saveurs végétales flirtent avec les embruns marins, les textures jouent la délicatesse et les cuissons semblent réglées avec la précision d’un horloger suisse.
Un jardin secret au cœur du palace
Pour sa première prise de parole culinaire, Alan Taudon n’a pas choisi la salle de restaurant la plus spectaculaire ni le salon le plus doré. Non. Il a préféré un potager.
À partir du 12 juin et jusqu’au 25 juillet 2026, le chef dévoilera L’Herbier Secret du Chef, une expérience gastronomique aussi discrète qu’exclusive. Cachée au deuxième étage du palace, face aux salons historiques, cette terrasse jusqu’ici inconnue du grand public accueillera une seule table par soir, pour quatre ou six convives privilégiés.
Une sorte de club très fermé où les membres ne reçoivent ni carte de fidélité ni mot de passe, mais un menu en cinq temps.
Au milieu des aromatiques qui poussent à quelques centimètres des assiettes, les convives découvriront une cuisine pensée comme un dialogue permanent avec la nature. Les herbes fraîches, les légumes de saison et les notes iodées deviennent les véritables vedettes du dîner. Ici, le basilic n’est plus un simple accompagnement et la feuille de shiso ne joue plus les figurantes : elles montent sur scène.
L’expérience, accompagnée d’accords mets-vins ou d’une version sans alcool, promet une immersion totale dans l’univers du chef. Une parenthèse hors du temps, suspendue au-dessus de l’effervescence parisienne.
Une vision qui regarde déjà vers 2027
Mais ce jardin secret n’est qu’un prélude. L’arrivée d’Alan Taudon s’inscrit dans un projet beaucoup plus ambitieux. La transformation complète du restaurant gastronomique de l’Hôtel de Crillon, dont la réouverture est annoncée pour 2027.
L’objectif ? Construire une identité culinaire forte autour de la naturalité du produit, de la saisonnalité et d’une approche émotionnelle de la gastronomie. Une cuisine contemporaine, débarrassée du superflu mais riche de sens, où chaque ingrédient raconte une histoire.
Autrement dit, le palace ne se contente pas d’ajouter un nouveau chef à son prestigieux palmarès. Il prépare une véritable mue gastronomique.
Et si les murs du Crillon ont vu défiler souverains, artistes, diplomates et célébrités, ils s’apprêtent désormais à observer un autre phénomène. Un chef qui transforme un simple carré d’herbes aromatiques en l’une des tables les plus convoitées de l’été parisien.
Plus de renseignements sur rosewoodhotels.com




