En 2026, tout sera orange, ou presque. Les vestes, les tapis rouges, les balles de ping-pong géantes flottant au-dessus de Los Angeles… et probablement votre fil Instagram. « Marty Supreme », le nouveau film de Josh Safdie produit par A24, n’est pas encore sorti qu’il agit déjà comme un virus culturel. Contagieux, bruyant, omniprésent. Et visiblement impossible à ignorer.
Tout commence par une veste. Une simple veste, vendue 250 euros, devenue objet de désir ultime après avoir été portée par Tom Brady, Frank Ocean, Kendall Jenner, Kid Cudi et la moitié de la pop culture occidentale. Revente à 2 500 euros sur Vinted. Bienvenue dans l’économie parallèle de Marty Supreme.
Puis il y a l’orange. Partout. La couleur officielle du film, inspirée des balles de ping-pong du vrai Marty Reisman. Si Barbie avait repeint le monde en rose, Marty Supreme l’asperge d’orange fluo, sans sommation. Timothée Chalamet et Kylie Jenner assortis en Chrome Hearts à l’avant-première de Los Angeles ? Évidemment. Un dirigeable orange dans le ciel californien ? Bien sûr. Des hommes avec des balles de ping-pong sur la tête accompagnant Chalamet ? Pourquoi pas.
La promo du film ressemble moins à une campagne marketing qu’à un happening géant, où chaque idée semble répondre à la précédente par un “encore plus”.

Timothée Chalamet, homme-orchestre et prophète du chaos
Au centre de ce tourbillon : Timothée Chalamet, transformé en évangéliste du projet. Il ne joue pas Marty Reisman, il devient Marty Reisman. Ping-pong partout, tout le temps. Une table embarquée sur les tournages, dans les hôtels, dans les avions (presque). Une implication totale, revendiquée comme une nécessité à l’ère du scroll infini.
La capacité d’attention des gens est si faible aujourd’hui…
confie-t-il, très sérieusement, avant de proposer de transformer la Sphère de Las Vegas en balle de ping-pong géante. Ce qui, évidemment, arrive.
À l’écran, il incarne le champion américain de tennis de table, figure borderline des années 1950, avec une énergie qui aurait, selon les critiques américains, des airs de Loup de Wall Street version raquette. Oscar ou pas Oscar ? La question flotte déjà dans l’air, entre deux pop-up stores.

Gwyneth Paltrow sort de sa retraite… et pas à moitié
Autre surprise du siècle : Gwyneth Paltrow est de retour. Celle qu’on pensait définitivement absorbée par Goop, les bougies controversées et le bien-être holistique revient au cinéma avec un rôle tout sauf sage.
Dans Marty Supreme, elle incarne une actrice has been, mariée à un magnat des stylos, qui entame une liaison torride avec le personnage de Chalamet. Beaucoup de scènes de sexe. Vraiment beaucoup. Suffisamment pour que l’actrice découvre, médusée, l’existence des coordinateurs d’intimité.
Dans Vanity Fair, elle résume la situation avec une honnêteté désarmante : elle vient d’une époque où “on se déshabille, on se glisse sous les draps et la caméra tourne”. Résultat : un comeback aussi inattendu que délicieusement provocant.
Un casting improbable et une énergie incontrôlable
Autour de ce duo : Fran Drescher en mère envahissante, Tyler, The Creator en ami pongiste, Abel Ferrara en mafieux absurde, Odessa A’zion en petite amie enceinte. Un casting qui ressemble à une playlist Spotify à 3 h du matin, mais qui fonctionne.
Josh Safdie orchestre le tout comme une montée d’adrénaline permanente, quelque part entre biopic sportif, satire de la célébrité et manifeste sur l’excès.
Film sur le ping-pong ou phénomène total ?
Alors non, Marty Supreme n’est pas “juste” un film sur le ping-pong. C’est un objet culturel mutant, pensé pour exister autant dans les salles obscures que dans l’espace public, les réseaux sociaux et les dressings.
Reste à savoir si le film sera à la hauteur de son propre bruit. Mais une chose est sûre : en 2026, vous entendrez parler de Marty Supreme. Que vous le vouliez ou non !
Sortie en France prévue le 18 février 2026. État d’alerte médiatique : immédiat.





