Taylor Swift ? Raté. Sabrina Carpenter ? Toujours pas. Les bookmakers s’y perdaient, mais la NFL a tranché : c’est Bad Bunny qui sera le maestro du très attendu show de mi-temps du Super Bowl 2026. Rendez-vous le 8 février au Levi’s Stadium de Santa Clara pour un spectacle qui promet autant de reggaeton que de sueur politique. Et probablement quelques polémiques au passage.
Soyons honnêtes : qui regarde encore le Super Bowl pour le football ? Depuis longtemps, l’événement sportif le plus cher de la planète est devenu une gigantesque vitrine culturelle. Entre publicités vendues au prix d’un jet privé et trailers de blockbusters balancés en exclu, c’est surtout le concert de mi-temps qui fait vibrer la planète. Michael Jackson, Beyoncé, Rihanna, Prince… Le panthéon de la pop a déjà foulé cette scène mythique. Cette année, ce sera donc Benito Martínez Ocasio, alias Bad Bunny. Olé.
À 31 ans, l’artiste portoricain coche toutes les cases de la superstar mondiale : streams en milliards, hits viraux sur TikTok, albums qui s’arrachent et même un détour par Hollywood avec Pris au piège – Caught Stealing. 2025 n’a pas suffi à le fatiguer : entre son disque Debí Tirar Más Fotos (ode à Porto Rico) et une tournée mondiale annoncée, Bad Bunny n’a pas levé le pied. Et voilà qu’il s’offre le Super Bowl. Rien que ça.
Un show caliente… mais piquant
Ce qu’on attend ? Des chorés en sueur, un déluge de feux d’artifice, et peut-être un lapin géant gonflable (on espère). Mais surtout, une performance qui risque de titiller l’Amérique politique. L’an dernier, Kendrick Lamar avait fait trembler les murs avec un show coup de poing contre l’Amérique de Trump. Bad Bunny pourrait suivre la même voie, lui qui a déjà refusé de jouer aux États-Unis pour protester contre la politique migratoire et la présence menaçante de l’ICE aux abords de ses concerts. Bref, attendez-vous à autre chose qu’une simple fiesta reggaeton.
Plus qu’un concert, un statement
Bad Bunny, ce n’est pas juste du flow et des beats qui font danser la planète. C’est aussi une voix contre l’homophobie, le racisme, le sexisme et la gentrification de son île natale. Autant dire que le Super Bowl, vitrine planétaire avec ses 130 millions de téléspectateurs, sera pour lui un mégaphone XXL.
Alors, feu d’artifice politique ou simple pluie de confettis ? Réponse le 8 février 2026.





