Il fallait bien que ça arrive : le temple du neuf clinquant, le vénérable Harrods, se met à vendre de l’occasion. Oui, le royaume des produits impeccablement sortis de leurs boîtes ouvre désormais un espace dédié aux objets… qui ont déjà vu la lumière du jour. Et pas n’importe lesquels : les montres de la très sélective maison Rolex.
Harrods a décidé d’embrasser le marché florissant de la seconde main en rejoignant le programme Rolex Certified Pre-Owned. Une sorte de label bio de l’horlogerie, mais version prestige : chaque montre est âgée d’au moins deux ans d’existence de fabrication, a été inspectée sous toutes les coutures (littéralement), polie, bichonnée, et ressort avec un sceau officiel ainsi qu’une garantie internationale de deux ans. Bref : l’occasion, oui, mais sous stéroïdes de luxe.
Dans le grand magasin Londonien, l’espace dédié trône désormais en plein cœur du département horloger, comme si le neuf devait faire un peu de place à ses aînées. On y trouve des classiques intemporels, certes, mais aussi des pièces tellement rares qu’on hésiterait presque à respirer trop près d’elles.
Anti-faux et anti-stress
Le marché de la seconde main horlogère attire tellement d’acheteurs que les contrefaçons pullulent comme des champignons après la pluie. Une Rolex d’occasion à prix élevé ? Rien de plus tentant pour les faussaires.
D’où la stratégie imparable de la maison : contrôler elle-même la filière via des partenaires triés sur le volet, parmi lesquels le détaillant suisse Bucherer, pionnier du programme, et désormais Harrods. L’objectif ? Que chaque modèle certifié soit aussi rassurant qu’un coffre-fort, avec une authenticité garantie par la maison mère.

Le luxe fait peau neuve… avec du vieux
Lancé il y a trois ans, le programme Certified Pre-Owned ne cesse de s’étendre. Le message est clair : la seconde main n’est plus un marché parallèle, mais une nouvelle manière de consommer le luxe. Plus durable, plus transparente, mais toujours aussi désirable.
Harrods, en embarquant dans l’aventure, confirme que même les institutions les plus traditionnelles doivent suivre l’évolution des goûts du public — même si cela implique de donner une seconde vie à des objets dont la première a déjà été dorée.
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