À partir de ce lundi 7 juillet, Paris devient le théâtre d’une célébration rare : celle de la Haute Couture. Pendant quatre jours, la capitale française accueille les plus grandes maisons ainsi que des créateurs visionnaires pour dévoiler leurs collections Automne/Hiver 2025-2026.
C’est Schiaparelli qui ouvre le bal, avec une collection attendue comme un manifeste de surréalisme flamboyant. Iris Van Herpen prendra le relais, fidèle à son esthétique organique et futuriste, explorant les frontières entre technologie, mouvement et haute technicité artisanale. La journée inaugurale poursuivra son crescendo avec les envolées lyriques de Georges Hobeika, la noblesse africaine d’Imane Ayissi, la féminité simple de Julie de Libran, jusqu’à l’extravagance romanesque de Giambattista Valli, qui conclura la journée sur une note baroque assumée.
Le lendemain, Chanel occupera la scène dès le matin avec deux présentations où le classicisme de la maison dialoguera avec une certaine idée de l’avant-garde. Plus tard dans la journée, Stéphane Rolland et RVDK Ronald Van Der Kemp proposeront chacun une interprétation sculpturale et subversive de la couture, avant que Juana Martin ne vienne injecter une intensité andalouse dans le calendrier. Entre les architectures textiles d’Ashi Studio et la sobriété lumineuse d’Armani Privé, la mode retrouvera ici toute sa dimension cérémonielle.
Le troisième jour s’annonce plus contrasté, à commencer par les univers énigmatiques de Robert Wun et Franck Sorbier. Balenciaga, très attendu, devrait frapper par son minimalisme radical, souvent à rebours de la tradition couture. Yuima Nakazato, Elie Saab, Viktor&Rolf ou encore Zuhair Murad viendront ensuite inscrire la journée dans une tension féconde entre fantaisie théâtrale, faste oriental et ironie conceptuelle. La soirée se clôturera par un des moments les plus scrutés de la saison : le retour de Maison Margiela, où l’imaginaire sans filtre de John Galliano promet une fois de plus de marquer les esprits.
Enfin, la dernière journée se déroulera dans un climat plus feutré, presque introspectif. Moins spectaculaires mais tout aussi essentiels, les défilés d’Aelis, Ardazaei, Peet Dullaert ou encore Rami Al Ali inviteront à une couture sensible, responsable, presque méditative. Germanier, quant à lui, viendra apporter une dernière touche d’éclat éthique à cette édition, entre recyclage audacieux et glamour décalé.
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