Il y a du nouveau dans les allées feutrées de Première Vision Paris. Jusqu’au 18 septembre, le temple mondial des tissus, cuirs, fils et accessoires a décidé de mettre une touche de blush sur ses podiums d’échantillons. Pour la première fois, le salon introduit l’univers de la beauté. Pas question de virer parfumerie Duty free, mais plutôt de glisser quelques rouges à lèvres et vernis dans le moodboard des créateurs.
Nous ne voulons pas devenir un salon de cosmétique, mais replacer la couleur au centre de la réflexion
insiste Florence Rousson, directrice générale du pôle Mode de GL Events. Traduction : la beauté n’est pas là pour se substituer au textile, mais pour jouer les sparring-partners créatifs, provoquer des dialogues inattendus et, qui sait, inspirer des extensions de marques.
Le tout prend la forme d’un Beauty Pathways, sorte de fil rouge maquillé qui traverse l’édition. Au menu : des créations étudiantes de la Make up For Ever Academy, des vernis signés Fiabila, des cocktails et parfums concoctés par Robertet, et même des DJ sets colorés imaginés par le collectif Abondance. On se parfume, on danse, on regarde, on s’inspire : la beauté devient prétexte à multiplier les ponts.
Côté chiffres, le salon reste fidèle à lui-même : près de 1 000 exposants, dont 12 % de nouveaux venus. Mais l’air du temps pousse à l’hybridation, et la beauté s’invite comme une nouvelle matière première, au même titre que le cuir ou la maille.
Et pour les absents (ou les trop curieux), toutes les conférences, notamment celles dédiées aux passerelles mode-beauté, sont captées et disponibles en ligne. Car même si le maquillage s’enlève, l’inspiration, elle, reste.
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