Quand la mode prend l’accent romain et l’attitude d’une diva. Dolce & Gabbana a sorti la grande artillerie pour chanter l’amour de l’Italie : opulence antique, cinéma vintage, stolées dramatiques et fierté nationale en couture brodée. Mamma mia… Quelle présentation !
Si Rome pouvait parler, elle aurait probablement dit ce 14 juillet : « regardez-moi, je suis toujours la plus belle. » Et la mode de répondre, à la manière de Dolce & Gabbana, en chantant. Fort. Avec des drapés à faire rougir César et des broderies dignes de la Chapelle Sixtine. Sous le ciel flamboyant du Forum Romain, le duo milanais a orchestré une présentation d’Alta Moda qui tient du miracle.
90 silhouettes. Des vêtements cousus avec la patience d’un moine de Ravenne sous caféine. Une ode au marbre, au soleil couchant, à Cinecittà, à l’or des icônes religieuses et aux tissus qui brillent plus que les dorures du Vatican. Une résurrection. Des figures mythologiques — ou des stars des années 1950 sortie d’un film de Visconti. La coupe vestimentaire ? Parfois un peu datée. Et après ? C’est voulu. Car ici, le vintage n’est pas une tendance, c’est une déclaration d’amour à la beauté d’hier, qu’on porte avec fierté demain.








Des fantômes antiques, des stars vivantes
Au milieu des colonnes millénaires, ont marché des stolae romaines à plis dramatiques couvertes de bijoux oversize qui feraient pâlir une Madone napolitaine. Des gourmandises. Le tout enrobé d’un air de dolce vita stéroïdé. Et dans la foule ? Cher, Isabella Rossellini, et Domenico Dolce en maestro des lieux, regardant Rome comme s’il avait reconstruit l’empire à coups d’aiguille.
Rome est le triomphe de la beauté
clament en chœur (Domenico) Dolce et (Stefano) Gabbana dans leur note — un peu comme si la ville éternelle avait passé un casting de divinités et raflé tous les rôles. Entre colonnes antiques et fontaines grandioses, la cité romaine dégaine son architecture comme une muse en talons, inspirant artistes et cinéastes à réécrire ses ruelles avec panache.








Ce défilé est un cri du cœur. Une déclaration d’identité. Car être italien, c’est savoir que le beau est un devoir national. Que le passé est un trésor. Que le style est une religion — et que la théâtralité n’est jamais de trop.
Alors oui, parfois c’est too much. Et c’est justement pour cela que nous sommes touchés. Dolce & Gabbana ne fait pas dans le discret, ils font tous deux dans le viscéral. Une sorte de messe baroque en plein air, un appel à la grandeur passée, brodé fil à fil sur des pièces couture qui causent latin. Un momento sublime.
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